Mohamed Mourabiti, un grand artiste amoureux du cheval !

DÉVELOPPEMENT DU CHEVAL BARBE

Al Maqam n’est pas seulement une résidence d’artistes ou il fait bon se rendre pour rencontrer le délicieux Mourabiti. Al Maqam est aussi le royaume des chevaux : cinq splendides barbes aussi puissants que majestueux. «Quand j’étais enfant, je rêvais de deux choses : le luth et le cheval» confie le célèbre peintre qui a décide de jouer la carte du tourisme équestre.

En voila un nom qui ne manque pas d’avoir au moins une résonance dans la région de Marrakech Tensift El Haouz : Sidi Mohamed Mourabiti.

Certains le connaissent sous la casquette de l’artiste dont les expositions sont tout simplement immanquables. D’autres sursautent en entendant son nom et même l’admirent quand on mentionne le concept d’une résidence d’artistes, Al Maqam. D’autres encore s’émoustillent à décrire son amabilité, sa convivialité et son sens de l’humour. Mais qui connaît sa passion légendaire pour les chevaux, excepté ses proches ?

C’est ce que Mohamed Mourabiti nous a laissé découvrir lors d’une entrevue : le cheval est une passion intime dont les racines remontent au plus jeune âge. Artiste peintre et sculpteur de renommée internationale, Mohamed Mourabiti est natif de Marrakech. Après avoir grandi à Casablanca, un retour aux sources l’a convoqué à la terre des chants nocturnes, à la ville de l’art et de l’évasion, sa natale douce Marrakech.

Son retour et son installation à la périphérie de la ville, loin de l’agitation urbaine et plus exactement dans la région de Tahanaout, ont permis d’offrir une proximité à ses amis et admirateurs sans pour autant le contraindre à abandonner la quiétude qu’il a choisi d’habiter, Al Maqam. Mentionnons que Mohamed Mourabiti a mené une longue carrière dans le monde de l’entreprise, avant de décider de démissionner, du poste de directeur général, pour se consacrer entièrement à l’art. Il a d’ailleurs soufflé sa quinzième bougie de contribution sur la scène artistique marocaine et internationale. Ses œuvres ont intégré plusieurs collections publiques et privées parmi lesquelles: le Musée national d’Amman, le Musée FAAP de Sao Paulo, la Fondation Sachoua Foundation à Londres ou la Fondation Viscusi Anthony Margo à New York.

Les tableaux de Mourabiti se caractérisent par une économie dans l’utilisation des couleurs. Dans ses dernières peintures, il a évolué vers des tons plus cristallins, moins fougueux. Il a trouvé un blanc qui réussit à donner de l’éclat à la lumière de ses tableaux. Par la couleur, souvent rouge brique, les toiles de Mourabiti renvoient à la ville rouge de Marrakech, non loin de Tahanaout et de sa résidence d’artistes. Al Maqam n’est pas seulement une résidence d’artistes où il fait bon se rendre pour rencontrer Mourabiti ou pour se délecter de l’air du temps.

Al Maqam est aussi le royaume des chevaux : cinq splendides barbes aussi puissants que majestueux. «Quand j’étais enfant, je rêvais de deux choses : le luth et le cheval» confie-t-il. Aujourd’hui, à peine 40 ans révolus, cet artiste féru de formes et de chants ancestraux collectionne déjà plusieurs instruments des plus grands compositeurs, et a choisi d’abriter au sein de sa résidence ces charismatiques barbes si distingués.

Entre la sensibilité dont ils font preuve à l’égard de ceux qu’ils sentent proches et la grâce de leurs gestes, Mourabiti est sous le charme. «Les chevaux sont des êtres d’une infime sensibilité avec lesquels le comportement se doit d’être sincère et interactif» confie-t-il. «Je m’en occupe et je les chéris comme on chérit une personne proche, tellement ils ne laissent aucune place à l’indifférence. Ivresse et sensibilité sont les maîtres mots qui régissent cette relation de l’artiste Mohamed Mourabiti avec ses quatre étalons et une jument.

La concrétisation d’une passion enfouie depuis son jeune âge permet à l’artiste d’inculquer à ses enfants l’amour de ce noble animal. Il n’en demeure aucunement possessif. Mohamed envisage d’offrir prochainement à ses invités la possibilité de monter à cheval, lors de leurs séjours à Tahanaout. Son idée est d’un romantisme digne d’un artiste comme lui : s’offrir des randonnées à cheval au lever et au coucher du soleil. «Évidemment, je pense surtout aux couples mais je ne priverai personne de ce plaisir» dit-il avec la générosité d’une âme sensible, qualité qu’il nous confie retrouver chez les chevaux .

Vivement donc le tourisme équestre à la mode Mourabiti qui fera renaître de si exceptionnelles traditions, notamment les balades à cheval nocturnes et matinales. Si l’essor du tourisme vert est aujourd’hui une réalité au Maroc, on n’est pas inquiet pour le tourisme équestre. Surtout si des personnes aussi engagées que l’artiste Mohamed Mourabiti acceptent de relever le défi avec autant d’amour et de dévouement.

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Placé comme un supplément à la fin du magazine Clin d’œil, le magazine Cheval du Maroc est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval et permet, aux non initiés de découvrir la filière équine aux multiples facettes. Il participe, également, à la création d’un lien social entre les différents intervenants du monde du cheval au Royaume. Entre les courses hippiques, le développement du cheval barbe, l’utilisation traditionnelle et moderne du cheval, l’élevage équin, le Salon du Cheval d’El Jadida, le sport équestre, les métiers du cheval ou les cartes postales du cavalier marocain Kebir Ouaddar sur la route des JO de Rio, les intérêts de lecture ne manquent pas. 

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