Le Maroc, berceau du barbe et de l’arabe-barbe

DÉVELOPPEMENT DU CHEVAL BARBE

Aux quatre coins du monde, l’image du cheval barbe et arabe-barbe est rattachée au Maroc. A l’image de l’Algérie et de la Tunisie, le Royaume est un pays berceau du barbe et de l’arabe-barbe. «Au départ, il n’y avait que le barbe comme race autochtone, mais avec les conquêtes islamiques, l’arabe-barbe est apparu suite au croisement de ces deux races», explique Mohammed Oussidhoum,  directeur du Haras National d’El Jadida.  «Mais la population barbe a diminué, surtout durant la période du protectorat, quand les chevaux étaient exportés dans le but des missions militaires. Afin de préserver ces deux races, qui étaient presque en voie de disparition, le protectorat français a instauré les haras nationaux et les stations de montes».

Pour remédier à cette situation catastrophique, la politique de la SOREC a sauvé ces deux races emblématiques à grands coups  d’actions à destination des grands professionnels du domaine et d’une communication intelligente et ciblée. «Dans un premier temps, il était primordial de faire l’inscription initiale des chevaux RNC (races non constatées) afin de recenser la population actuelle» précise Mohammed Oussidhoum. «Cette inscription s’est faite selon des constatations phénotypiques qui caractérisent chaque race, et permettent de les différencier des races étrangères». 

Afin de se donner les moyens de ses ambitions, la SOREC a installé un centre de transfert embryonnaire, au Haras National de Meknès. «Ce centre est spécialement dédié au développement de l’arabe-barbe» dit Mohammed Oussidhoum. «Il permet d’inséminer des juments donneuses barbes. L’embryon est ensuite prélevé pour être transplanté dans des juments receveuses, barbes ou arabe-barbe. Ainsi la jument donneuse va produire plusieurs embryons, donnant naissance à 4 ou 5 poulains par an au lieu d’un seul. Le centre de transfert embryonnaire est une valeur ajoutée pour tenir nos objectifs.»

Véritable patrimoine de l'épopée légendaire ancrée dans l’histoire du Maroc et de son histoire socio-culturelle, la race barbe a de beaux jours devant elle.

A l’instant où l’on peut dire que le défi de la repopulation du Maroc des races barbes et arabe-barbe est une étape franchie, il ne faut surtout pas passer sous silence le rôle de l’organisation Mondiale du Cheval Barbe (OMCB) présidée depuis 2012 par Monsieur Omar Skalli, le Directeur Général de la SOREC.

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Placé comme un supplément à la fin du magazine Clin d’œil, le magazine Cheval du Maroc est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval et permet, aux non initiés de découvrir la filière équine aux multiples facettes. Il participe, également, à la création d’un lien social entre les différents intervenants du monde du cheval au Royaume. Entre les courses hippiques, le développement du cheval barbe, l’utilisation traditionnelle et moderne du cheval, l’élevage équin, le Salon du Cheval d’El Jadida, le sport équestre, les métiers du cheval ou les cartes postales du cavalier marocain Kebir Ouaddar sur la route des JO de Rio, les intérêts de lecture ne manquent pas. 

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