Abu Dhabi Day : Kamal Daissaoui grave son nom

COURSES HIPPIQUES

L’UAE Abu Dhabi Day, une série de quatre courses pour pur-sang arabes, inscrite pour la première fois au calendrier du Festival du Cheikh Mansour, a lancé en beauté l'hippodrome de Marrakech où Kamal Daissaoui a gravé son nom.

Dimanche 7 mai, Hippodrome de Marrakech. Il est 17h25. Cinq petites minutes nous séparent du Grand Prix Cheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan Cup (Listed PA-1.900m), l'épreuve phare de l'UAE Abu Dhabi Day que la chaîne émirati ''YAS TV'' retransmet en direct à l'instar des trois autres courses du Festival du Cheikh Mansour inscrites au programme.

L'allocation est dotée de 400.000 dirhams et la compétition a réuni dix participants. Les turfistes se pressent vers les guichets pour effectuer leurs derniers paris. Les propriétaires et les entraîneurs commencent à retenir leur souffle. 17H30 : le départ est donné. Autza (Jaman) l'une des concurrentes les plus en vue, s'empare rapidement des commandes du peloton.

Le train est vif et quand certains chevaux commencent à rendre les armes dans le dernier tournant, les encouragements et les cris des supporters amassés dans le magnifique restaurant qui surplombe les lieux se mêlent à ceux des parieurs. Syndella (Scoubidou de Carrere), Bachar de Carrere (Kerbella) et Salma Al Khalediah (Dormane) se classent finalement aux trois premiers rangs et franchissent la ligne d'arrivée dans cet ordre, loin, très loin, devant leurs adversaires.

Une démonstration de force et un trio gagnant signés par l’écurie de Kamal Daissaoui, figure incontournable des courses marocaines avec une centaine de chevaux, dont quarante pur-sang arabes. «Je pensais que Bachar de Carrère et Salma Al Khalediah seraient devant Syndella, mais elle m’a vraiment surpris» confie Kamal Daissaoui.

Comme les quelques quatre-cents invités et participants venus de 86 pays différents, Kamal Daissaoui est arrivé quatre jours plus tôt dans la ville ocre, pour participer à la 8e édition de la World Arabian Horse Racing Conference dont les conférences furent d'un niveau très élevé avec notamment le Docteur Mohamed Azzedine Sedrati, référence suprême depuis pratiquement trois décennies dans l'élevage du pur-sang arabe au Maroc. Son intervention fut passionnante et a notamment montré comment cette race est devenue une partie de l'ADN de la filière hippique marocaine.

Il convient de préciser que lorsque l'Association Royale Marocaine des Éleveurs de Pur-Sang Arabes (ARMECPSA) a été créée en 1985, année qui marque véritablement le point de départ de l'aventure Pur-sang arabe dans le Royaume, le cheval arabe avait un rôle dérisoire et se limitait à quelques épreuves.

Sous l'impulsion de ce groupement de professionnels, le nombre d'éleveurs marocains de pur-sang arabes a été multiplié et le nombre de naissances de chevaux de cette race a augmenté de façon impressionnante. La SOREC a joué un rôle d'accélérateur en multipliant les mesures d'encouragements, alors que dans le même temps, les propriétaires et éleveurs marocains ont consenti à de gros investissements. Clairement, tout a été fait pour que le pur-sang arabe devienne un acteur majeur de la filière hippique marocaine.

Aujourd'hui, il y a près de 600 courses par an au Maroc pour les pur-sang arabes et ce nombre représente environ 40% du programme général. «Le Maroc a accompli des progrès considérables dans le domaine du pur-sang arabe et en particulier lors de ces cinq dernières années», commentait Khalid Khalifa Al Nabooda, propriétaire et éleveur tête de liste chez les pur-sang arabes à Abu Dhabi. «Si les choses continuent d'évoluer dans ce sens, le Maroc devrait pouvoir rivaliser avec de grandes nations du Pur-sang arabe, comme les Emirats arabes unis ou la France dans un futur proche.»

On l’a compris, le Maroc poursuit son ascension dans le monde des courses. Plus d’un siècle après la création de son premier champ de courses sur le site de Casablanca-Anfa (1912), marqué par la construction au fil de plusieurs décennies d’autres sites comme ceux de Rabat-Souissi et El Jadida (1920), Settat (1986), Meknès (2004) et Khemisset (2009), Marrakech est devenu le septième hippodrome marocain à voir le jour. Une nouvelle avancée spectaculaire pour la SOREC, qui a mis tous les moyens en oeuvre pour satisfaire les professionnels et le grand public !

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Placé comme un supplément à la fin du magazine Clin d’œil, le magazine Cheval du Maroc est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval et permet, aux non initiés de découvrir la filière équine aux multiples facettes. Il participe, également, à la création d’un lien social entre les différents intervenants du monde du cheval au Royaume. Entre les courses hippiques, le développement du cheval barbe, l’utilisation traditionnelle et moderne du cheval, l’élevage équin, le Salon du Cheval d’El Jadida, le sport équestre, les métiers du cheval ou les cartes postales du cavalier marocain Kebir Ouaddar sur la route des JO de Rio, les intérêts de lecture ne manquent pas. 

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