8e Salon du Cheval d’El Jadida: Des métiers, des hommes et un Parc !

SALON DU CHEVAL D’EL JADIDA

Le déménagement du salon du cheval d’el jadida dans le somptueux Parc des Expositions Mohammed VI lui a permis de battre son record d’affluence. La barre historique des 300.000 visiteurs a été franchie pour la première fois dans l’histoire d’un événement unique qui a valorisé les retombées bénéfiques des métiers du cheval sur l’économie nationale.

 

Exceptionnel sur la forme, irréprochable et innovant sur le fond. Pour dresser le bilan de la 8e édition du Salon du Cheval d’El Jadida, il convient de distinguer la forme et le fond. Force est de constater que les organisateurs de cet événement majeur, ancré dans la culture marocaine, ont réalisé un sans faute pour l’un et pour l’autre.

La forme porte un nom. Elle s’appelle le Parc des Expositions Mohammed VI. Pour la première fois depuis sa création en 2008, le Salon du Cheval n’a pas été organisé dans l’hippodrome Princesse Lalla Malika. La grande nouveauté, étape historique dans l’histoire du Salon, aura donc été le déménagement de la manifestation dans un Parc des Expositions Mohammed VI flambant neuf.

Véritable pépite architecturale, le Parc des Expositions Mohammed VI magnifie le mariage entre la technologie moderne, les solutions innovantes et les traditions, le savoir-faire artisanal. Ainsi qu’en atteste l’antinomie entre des halls ultra-modernes aux façades en verre sérigraphiées et les bâtiments en enduit de couleur bleu Majorelle ou les pergolas, vaste promenade le long des halls, qui sont inspirées de la  circulation ombragée des souks...

La rapidité des travaux est une autre valeur ajoutée de cette réalisation. Et, le seul fait que le Salon ait pu se dérouler dans son nouvel écrin dans d’aussi excellentes conditions est un authentique exploit. «On a retroussé les manches jusqu’à la dernière seconde» confirme Omar Skalli, directeur général de la Société Royal d’Encouragement au Cheval (SOREC), maitre d’oeuvre du chantier et propriétaire des lieux.

«Le Maroc a gagné un grand édifice» résume Mouâd Jamaï, le gouverneur de la Province d’El Jadida. «Le Parc des Expositions Mohammed VI est un cadeau pour la ville d’El Jadida et un atout pour la région Casablanca-Settat. Il est remarquablement situé à quelques encablures d’une sortie d’autoroute et entre deux belles structures hôtelières: le Mazagan Beach & Golf Resort et l’hôtel Pullman Mazagan Royal Golf & Spa. Autant d’arguments qui permettent au parc d’Expositions Mohammed VI d’être candidat à l’organisation de salons ou d’événements de grande envergure.»

Hasard ou pas - il n’y en a jamais vraiment -, le déménagement au Parc des Expositions Mohammed VI a permis au Salon du Cheval de battre de nombreux records, notamment celui de l’affluence. La barre des 300.000 visiteurs a en effet été franchie pour la première fois dans l’histoire du Salon. Pour continuer à faire parler les chiffres vertigineux, il convient de citer la présence de 450 journalistes nationaux et internationaux, 600 chevaux présents, 120 exposants marocains et étrangers, pas moins de 20 000 enfants en visite...

Sur le fond, le bilan de cette édition a également été extrêmement positif. Organisé sous le thème « Le cheval : arts et métiers », le Salon n’a jamais autant positionné le cheval comme un marqueur économique et social, épousant ainsi la campagne de communication très réussie de la SOREC dont l’ambition était de créer un lien direct et fort entre les métiers et les hommes. L’importance et la diversité des métiers liés au cheval, et leurs retombées bénéfiques sur l’économie nationale, ont motivé le choix d’offrir aux professionnels une véritable plate-forme d’échanges et au grand public un espace de découverte des métiers de la sellerie, de la maréchalerie, de la fabrication des fusils de Tbourida mais aussi de l’alimentation animale, des médicaments ou encore de l’animation et des loisirs équestres : toute une économie qui impacte positivement la vie des populations.

Et les visiteurs ont apprécié.?«Les Marocains adorent les objets traditionnels liés au cheval» précise  Mohammed Oussidhoum, le directeur du Haras National d’El Jadida. «Ils ont été très nombreux à assister au concours de maréchalerie. Et ils sont conscients que le développement de la filière équine a des retombées sur les métiers du cheval et donc sur l’économie nationale. Tout le monde en profite. Pour le seul domaine des courses, on peut citer les métiers de lad, premier garçon, dresseur, jockey, entraîneur, inséminateur, commissaire, vétérinaire, éleveur... On ne s’en rend pas toujours compte, mais l’impact économique et social est énorme».

Les organisateurs ont même programmé une conférence culturelle sur le thème: «Future économie du cheval: réalités actuelles et défis futurs.» Animée par des professionnels, dont le Dr. Driss Guerraoui, économiste à l’Université Mohamed V de Rabat, elle a suscité l’échange de savoir-faire et permis de répondre aux questions d’un public passionné, venu nombreux assister aux débats.

Le Salon du Cheval a également accueilli une importante délégation du Portugal, pays invité d’honneur, en présence de la ministre portugaise de l’Agriculture, de la Mer, de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, Assunçao Cristas, et de l’ambassadrice du Portugal au Royaume du Maroc, Maria Rita Ferro. Conscient que son développement, et celui de la filière équine marocaine dans son ensemble, passe par l’acquisition d’une notoriété mondiale, le Salon du Cheval a fait de la coopération internationale un axe de développement majeur.

Cette action de partenariat a traduit en outre la volonté des deux pays de consolider l’échange d’expertises, de renforcer la mise en valeur du patrimoine équestre. A cette occasion, la délégation portugaise a loué l’expérience très avancée du Maroc, qui a réussi, en quelques années, à faire du cheval un vecteur majeur de rayonnement sur le plan régional et international.

A noter que le Maroc a remporté le Championnat International du Cheval Barbe ! La pouliche Dahibat Graine (3 ans), de son propriétaire Noureddine Dahbi, a ainsi remporté le prix «The best in show» catégorie femelles, alors que le cheval Chahm Annasr (plus de 4 ans), de son propriétaire Jamal Abdennaceur, a remporté le même prix dans la catégorie mâles. En provenance d’Afrique du Nord et d’Europe, une soixantaine de chevaux a pris part à la compétition, offrant au public, venu nombreux, une excellente occasion de mieux connaître la race Barbe, véritable symbole du patrimoine équestre du Maroc

Sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Cheval Barbe (OMCB), présidée par le Maroc depuis quatre ans, le Championnat International du Cheval Barbe est présenté par l’Association du Salon du Cheval, en partenariat avec la SOREC. Il illustre de très belle manière la mission du Salon du Cheval, toute entière tournée vers le développement de la culture équine du Royaume.

Enfin, la dernière étape du Morocco Royal Tour a tenu toutes ses promesses et clôturé de la meilleure des manières ce 8e Salon du Cheval. Après les étapes de Tétouan et Rabat, le Morocco Royal Tour a pris place dans les nouvelles installations du Parc des Expositions Mohammed VI  où il a écrit un scénario haletant.

A l’issue des deux manches de la journée, c’est le champion du Portugal, Antonio Matos Almeida, qui a brillamment remporté le Grand Prix. Le cavalier marocain Abdelkebir Ouaddar et Quickly de Kreisker, ont terminé à une prometteuse cinquième place. Le couple star qui rêve d’un sacre aux Jeux Olympiques de Rio, a fait le spectacle et donné de l’émotion aux 5.000 spectateurs présents dans les tribunes. Qui se sont promis de revenir l’année prochaine pour une 9e édition du salon du Cheval d’El Jadida que tous les amoureux de la filière équine attendent désormais avec une impatience non dissimulée.

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Placé comme un supplément à la fin du magazine Clin d’œil, le magazine Cheval du Maroc est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval et permet, aux non initiés de découvrir la filière équine aux multiples facettes. Il participe, également, à la création d’un lien social entre les différents intervenants du monde du cheval au Royaume. Entre les courses hippiques, le développement du cheval barbe, l’utilisation traditionnelle et moderne du cheval, l’élevage équin, le Salon du Cheval d’El Jadida, le sport équestre, les métiers du cheval ou les cartes postales du cavalier marocain Kebir Ouaddar sur la route des JO de Rio, les intérêts de lecture ne manquent pas. 

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