El Habib Marzak : «Nous renouveler, voilà notre défi !»

SALON DU CHEVAL D’EL JADIDA

Après avoir fêté avec un succès mérité le dixième anniversaire du Salon du cheval, le docteur El Habib Marzak, commissaire de l’événement, a accepté de répondre à nos questions. Fier de préserver l’identité équine marocaine et de transmettre ce patrimoine aux jeunes générations, M. Marzak a rappelé l’incroyable succès populaire de l’événement et son incontestable évolution liée notamment à son déménagement au Parc d'Expositions Mohammed VI, lors de la 8e édition en 2015.

 

 

 

Quel bilan dressez-vous de la 10e édition du Salon du Cheval ?

Un bilan très positif. Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Salon du Cheval a battu cette année tous les records en accueillant 220 000 visiteurs, 1 000 chevaux, 700 cavaliers, 600 journalistes et 100 exposants en provenance de 35 pays à travers le monde. C’est donc une immense réussite et une nouvelle confirmation que le Salon est un évènement majeur au Maroc et dans la région. La manifestation œuvre depuis 2008 à la notoriété de la filière équestre marocaine ainsi qu’à la valorisation de ses métiers traditionnels. Son dixième anniversaire a marqué à cet effet l’engagement continu dont le Salon fait preuve pour réunir le grand public et les professionnels du cheval.

 

Quelles ont été les nouveautés cette année ?

Elles ont été nombreuses avec, en premier lieu, une exposition exceptionnelle dont l’accrochage, pensé comme un véritable parcours artistique, a permis de retracer les temps forts de la manifestation. Sous la forme d’une rétrospective avec des images, des vidéos et des objets, les visiteurs ont pu découvrir les instants les plus mémorables, les invités prestigieux, les grands cavaliers et les spectacles grandioses qui ont jalonné la vie du Salon depuis sa création. Parce que le cheval tient une place à part dans notre identité, cette édition a aussi été l’occasion de présenter un nouveau timbre, conçu par Barid Al-Maghrib pour célébrer nos dix ans. L’Afrique a également eu une place particulière cette année avec la présence de nombreux pays de la région, illustrant les liens profonds de coopération que le Maroc entretient avec son continent dans le domaine équin.

 

Depuis sa création en 2008, quel a été l’apport du Salon du Cheval au développement de la filière équine ?

Son apport est décisif. Le Salon ne promeut pas seulement la filière et les activités qui y sont attachées : il contribue aussi à préserver un pan entier de l’identité culturelle nationale et à transmettre ce patrimoine aux jeunes générations. Je pense aux spectacles équestres et aux concours qui mettent en valeur les races marocaines, comme le Barbe et l’Arabe-Barbe. Cette visibilité se concrétise au sein d’infrastructures aux normes internationales dont la première, le Parc d'Expositions Mohammed VI, respecte les meilleurs standards et illustre bien la démarche de professionnalisation du Salon. Notre rôle dans l’accompagnement de la filière a également été marqué par la création du Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI de Tbourida, le passage du Show International du Pur-Sang Arabe de la catégorie C à la catégorie A ou encore l’évolution du concours de saut d'obstacles de la catégorie 2* à 3*W, avec la participation de cavaliers figurant au top 50 mondial ! Le Salon a également joué un rôle actif dans la connaissance des métiers du cheval dont la maréchalerie, la sellerie et l’armurerie qui illustrent toute la richesse de l’artisanat marocain.

 

Le Salon du Cheval est devenu un évènement incontournable dans le paysage marocain. Ce succès vous surprend-il ?

C’est toujours une surprise de voir que le grand public se passionne autant pour l’univers du cheval. En dix ans, notre programmation très diversifiée - concours, championnats, spectacles, conférences culturelles, etc...- , a attiré deux millions de personnes ! Et en même temps, cette réussite répond à un engagement fort auquel nous avons toujours souscrit : faire du Salon un évènement pour les professionnels et les amateurs. Conscient de l’importance de transmettre notre capital immatériel aux  nouvelles générations, nous sommes même allés plus loin en faisant du jeune public une priorité de notre action. En dix ans, nous avons ainsi accueilli plus de cent mille enfants, principalement des écoliers.

 

Le Salon a-t-il un impact sur le tissu économique d’El Jadida ?

Incontestablement, le Salon est devenu un levier majeur du développement économique et social d’El Jadida et de sa région. Son impact ne se fait pas uniquement ressentir sur les métiers du tourisme, de la restauration, de l’hébergement ou du transport.

Peut-on parler de l’émergence d’une industrie équestre ?

Le salon du Cheval contribue en effet au frémissement d’une industrie équestre, comme les spectacles modernes, ainsi qu’à l’implantation au Maroc de métiers et savoir-faire qui n’étaient jusqu’à présent offerts que par des prestataires étrangers.

 

Comment maintenir ce succès incontestable et vous renouveler pour les prochaines années ?

C’est une question très intéressante car c’est tout l’enjeu d’une manifestation aussi emblématique que la nôtre. A chaque édition, nous sommes attentifs à proposer une programmation qui met en avant les temps forts que le grand public attend, comme les compétitions sportives ou les concours et les spectacles, mais aussi à inclure des améliorations et des nouveautés afin de ne pas créer de lassitude au niveau du public. Notre grande difficulté, c’est que les visiteurs de notre salon ont des profils très variés et notre défi est de les satisfaire tous. Le nouvel écrin offert par le Parc d'Expositions Mohammed VI nous aide beaucoup dans cette démarche, puisque ses infrastructures et ses équipements sont adaptés à la présentation d’activités équestres et d’expositions en tous genres.

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Placé comme un supplément à la fin du magazine Clin d’œil, le magazine Cheval du Maroc est un rendez-vous incontournable pour les amoureux du cheval et permet, aux non initiés de découvrir la filière équine aux multiples facettes. Il participe, également, à la création d’un lien social entre les différents intervenants du monde du cheval au Royaume. Entre les courses hippiques, le développement du cheval barbe, l’utilisation traditionnelle et moderne du cheval, l’élevage équin, le Salon du Cheval d’El Jadida, le sport équestre, les métiers du cheval ou les cartes postales du cavalier marocain Kebir Ouaddar sur la route des JO de Rio, les intérêts de lecture ne manquent pas. 

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